Rencontre avec M. et Mme Boucher

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai commencé ma formation par l’hôtellerie, j’y suis resté une quinzaine d’année, durant lesquelles j’ai pu travailler dans différents établissement avec comme point d’orgue un passage au Bristol à Paris. Puis l’opportunité de reprendre en1995 avec mon épouse Sylvie cette pâtisserie à St-Amand-les-Eaux. D’un effectif de 7 à notre arrivée, nous sommes aujourd’hui une quinzaine. Il y a un peu plus de trois ans nous avons intégré  l’association des pâtissiers du Hainaut.

L'évolution du métier de pâtissier ?

A ce jour, il est indispensable de s’adapter aux réalités qui nous entourent,  que ce soient les techniques de communication,  site internet, réseaux sociaux,  l’automatisation  de certains matériels de production et le gain de temps s’y rattachant. Paradoxalement  cette évolution ne doit pas nous faire oublier que nous avons avant tout un métier manuel et que la formation de nos apprentis doit passer par cette phase,  de manière à ne pas perdre le savoir-faire qui caractérise notre profession et de pouvoir pérenniser nos entreprises de la meilleur façon.

La clientèle change, les goûts, les habitudes, vos choix pour l'avenir ?

La clientèle devient de plus en plus exigeante, de plus en plus pointue, en termes de qualité, de goût, d’originalité de produit, au quotidien nous devons y répondre, cela nous pousse également à évoluer. 

Il faut s’adapter à la demande, nos clients sont de plus en plus curieux de voir « l’envers du décor », nous allons prochainement ouvrir le laboratoire de manière à expliquer plus précisément les techniques de productions, les produits que nous travaillons de manière à gommer certaines idées reçues liées à certains reportages lus ou vus dernièrement. Plus nous serons clairs dans notre discours et plus celui-ci  nous sera bénéfique. 

 La défense de la pâtisserie passe par le choix et le mariage de vos produits ?

La qualité des matières premières est primordiale dans l’élaboration de nos produits, même avec une conjoncture peu favorable il serait dangereux de négliger l’aspect qualitatif. Il faut être vigilant sur le mariage des produits et se rapprocher au mieux des attentes de notre clientèle.

 L'artisan est aussi un chef d'entreprise ?

A 200 % !  Que ce soit pour la partie magasin ou laboratoire, nous avons les mêmes responsabilités et contraintes administratives que les grosses entreprises, à la différence près que nous n’avons pas plusieurs services pour les gérer !


Écrit le 12/02/2014 - 12:23 par VA-Infos